la trentaine, et les amours
Quand vous arrivez à la trentaine, vous constatez soudain que vos copains hétéros, pour leur grande majorité, ont déjà trouvé chaussure à leur pied. Pour certains même, ça gazouille déjà des bruits d'une maternité.
Pour les gays c'est un peu pareil, même si les gazouillis sont bien moins fréquemment présents.
Etes-vous alors un indécrottable célibataire? Vous interrogez-vous. Un petit regard sur vous et vous rejetez cette idée. De toutes façons, vous vous rassurez en disant "mieux vaut être seul que mal accompagné" même si la solitude du célibat, la pression sociale ne vous aident pas à maintenir le cap... Recommencer à chaque histoire du début finit aussi par lasser, comme un vieux clown dont les blagues ne font plus rire, l'envie est forte de baisser le rideau et s'accrocher à un gars pas trop mal qui aura au moins quelques qualités qu'on recherche. Ainsi ce serait vrai la date limite pour trouver un gars chez les gays est de 30ans ?
Mais rester avec un mec parce qu'on a peur de la solitude, parce qu'il est pas trop mal mais pas si bien, est-ce le respecter, lui offrir ce qu'il mérite: c'est-à-dire un amour qui le fasse grandir?
Alors le troubadour reprend la route, un peu plus détaché, peut-être, mais persuadé qu'un jour, ses pas le conduiront à sa terre promise. ( pourvu que ce ne soit pas dans 50 ans ;-) )