J'écoute : Caravan Palace, Amélie-les-crayons, the ting tings, Vampire weekend
Je regarde : les nuages passer dans le ciel
Je joue : à poursuivre des chimères
Je bois : de l'eau
Je cite : loin des yeux loin du coeur
Je pense : "Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l'une ni l'autre." Thomas Jefferson
(mis à jour mardi 28 octobre 2008 à 07:49)

20/07/2008

20/07/08 - 23:17

sueurs nocturnes au clair de rail... vos avis

la fin est proche. Qu'en pensez-vous?

Merci
Tjahzi

20/07/08 - 17:47

sueurs nocturnes au clair de rail... 8



« mais avant ça, qu’as-tu fait ? »
« c’est simple : en entrant la salle j’ai observé les alentours avec ma lampe-torche »
« pff » « bon ok avec ma petite lampe de porte-clefs. j’ai vu des éclairages au plafond et un câble qui en partait et courait le long du mur. En le suivant je suis arrivé jusqu’à un panneau de contrôle que j’ai manipulé. Une fois la lumière rallumée j’ai commencé à regarder autour de moi. J’ai vu tous ces objets divers et variés. Je les ai inspectés pour comprendre. » Un bruit nous alarma alors. « Viens » me dit Rollover et il m’emmena dans le fond de la pièce, là où le fatras d’objets était indescriptible. « si j’ai bien compris nous n’avons plus beaucoup de temps » « du temps pour quoi ? » « pour nous échapper d’ici » « mais ?… » « observe tous ces livres, ils n’ont pas de fin, ces objets, ils ne sont pas terminés… on ne les a jamais vu ou sinon des dérivés… » « tu veux dire que c’est un cimetière d’objets râtés ? » « non pas râtés, oubliés… » « mais quel rapport avec nous ? ça me rassure déjà de savoir que tu ne nous imagine pas ratés… mais l’oubli. Ne me dis pas qu’on nous a déjà oublié alors qu’on n’a pas été encore connus» « rappelle-toi l’ascenseur… » « L’ascenseur ? » « oui. Alors que nous étions coincés, que la nuit se refermait sur nous, que les ombres nous rattrapaient … soudain tout est revenu à la normale. Comme si rien ne s’était passé. Nous avons repris notre chemin normalement jusqu’au moment où nous avons quitté la ligne 14… et là la nuit est revenue sur nous. Là où nous étions l’agent de la ligne 14 ne pouvait plus nous voir, il avait fini son travail, nous avait mené à bon port, il pouvait nous oublier… maintenant nous sommes dans un lieu où jamais aucune caméra n’est entrée, un lieu oublié. Si un agent nous cherche il ne pourra pas nous trouver vu que nous ne sommes nulle part ! » « Tu ne crois pas que tu as forcé sur la bouteille ? » Malgré mes objections Rollover continua d’expliquer la théorie qu’il avait échafaudé. « Nous devons retrouver les couloirs classiques pour pouvoir rentrer dans notre réalité si quelqu’un repense à nous. » « Mais c’est de la science-fiction ! Nous serions dans une réalité parallèle à la nôtre où se retrouve tout ce qui a été oublié dans notre monde. Et nous serions entrés dans ce monde parce que les agents RATP nous ont oubliés ?? » « quelque chose comme ça, oui… » « mais les gens qui nous aiment, nos familles, nos amis, eux aussi nous ont oubliés ? » « je ne sais pas, mais tu penses toi tout le temps à ta famille, tes amis, aux gens que tu aimes surtout en pleine nuit ? tu as sans doute mieux à faire, dormir, ou aimer ou te faire aimer. Selon tes convenances.» « Sans doute » dis-je le désespoir dans la voix. « néanmoins nous avons encore une chance, regarde cette petite porte dans le mur… » Mais à ce moment-là, un murmure nous fit nous retourner. De nombreux rats nous entouraient en silence nous acculant au mur. Un rat plus gros que les autres commençait à montrer des dents. « Le chant » dis-je. « Quoi ? » « Tu te souviens de Catherine Deneuve ? Elle nous avait dit que la musique adoucit les moeurs» « hum ! oui ! de toutes façons au point où on en est… si ça se trouve ils parlent aussi comme dans Ratatouille… tu veux chanter quoi ? Dépêche j’en vois un qui montre les crocs» « une souris verte ? Non ce serait mal vu. Pourquoi connaît-on tant de chansons mais quand on en a besoin on ne se souvient de rien ? Je te proposerai bien une chanson de réconciliation ? » « Du genre ? » « J’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer » « euh je t’ai laissé inventer cette histoire à ta guise mais là me ridiculiser en chantant faux du Mylène pour calmer des rats je suis pas sûr… » « Je préciserai qu’on avait eu une soirée bien arrosée je l’ai déjà indiqué je crois. Ca passera inaperçu. » « ok … » dit Rollover la mort dans l’âme… nous commençâmes quelques couplets mais loin de les calmer ça les excita encore plus » « ils ne doivent pas être gay… » « Ou ils n’aiment pas tout simplement… ? Tu crois pas que c’est plus simple que de lancer des supputations sur la sexualité des rats ? Tu veux faire une étude sociologique ? et je n’ai jamais aimé cet anthropomorphisme absurde… » un regard vers moi et il dit alors « Excuse-moi je suis tendu»

ils allaient attaquer, je mis alors mon sac à dos face à eux pour nous protéger. Nous entendîmes alors une mélodie triste et vieillotte que je n’oublierai jamais qui me rendit mélancolique et calma les rats. Le temps de flottement étant passé ils laissèrent l’accès à la petite porte en bois vermoulue. Partir, retrouver la civilisation, quitter l’oubli après y avoir goûté, véritable espoir de futur, marcher sans se retourner en espérant qu’ils ne changent pas d’avis et surtout ne pas, ne surtout pas se retourner comme … Orphée. Bon ok j’exagère… » « Et si c’était un piège ? A chaque fois on nous a mené là où l’on voulait nous emmener. » Mais j’étais déjà entré et dans un dernier regard dans la pièce que nous venions de quitter Rollover vit le sdf au chapeau de cowboy au milieu des rats rire de notre inconscience et de notre possible infortune ? Et si Rollover s'était trompé?

(la suite au prochain épisode)

15/07/2008

15/07/08 - 23:15

sueurs nocturnes au clair de rail... 7



Comme un enfant pris sur le fait Rollover s’énerva. « mais enfin t’es pas ma mère ! » « et puis ne me dit pas que tu as eu plus peur que dans l’ascenseur … »

Entendant l’interphone se rallumer, Rollover se précipita dessus et poussa le bouton

« allo ? » dit-il d’une voix déterminée mais un peu tendue. « nous sommes coincés dans un ascenseur de la ligne 14. vous m’entendez ? répondez s’il-vous–plait ! » pendant ce temps, des ombres de plus en plus nombreuses passaient devant les lanternes de sécurité.

Le visage plaqué contre la vitre je les observais sans bouger. Elles ne semblaient pas nous avoir repérés dans notre cage de verre.

N’entendant pas de réponse à son appel Rollover commençait à s’énerver. Il tenta d’ouvrir la porte de la cabine pour au moins nous apporter un peu d’air et espérer nous faire sortir. L’espace d’un instant l’air moite du métro pénétra dans la cabine. Mais bientôt Rollover lâcha prise emprisonnant avec nous le peu de nouvel air difficilement récupéré.

Dans un dernier souffle quelques poussières entrèrent encore dans cet environnement confiné me chatouillant les narines. Il ne fallut que quelques secondes pour que notre incognito fut révélé par mon éternuement sonore.

Pendant quelques secondes de flottement, les yeux rivés sur les ombres en bas, je retins mon souffle comme pour atténuer le son précédemment produit. Mais un bruissement dans l’air me rappela à la réalité. Je tressaillis.

Les ombres approchaient, elles nous avaient entendu, elles nous sentaient maintenant…

Toujours muet je saisis le bras de Rollover, le pressant de retenter son appel. « aidez-nous nous ne sommes pas seuls ici » « s’il-vous-plait !! » martela-t-il !

« Ca grouille à l’étage du dessous. » dis-je « ca s’approche » et me saisis de l’extincteur. « argh ça monte le long du câble » « c’est quoi ? » on dirait des rongeurs…
et brusquement la lumière de l’ascenseur s’alluma, la cabine s’éleva, nous emportant avec elle dans sa lumière à l’abri des ombres d’en bas.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur le noir… en bas l’inquiétante clameur des ombres…

Rollover utilisa sa loupiote de porte-clef et s’enfonça résolument dans le noir…

Nous nous engageâmes sur le chemin tant de fois parcouru sans y faire attention, abêti par l’habitude et la routine de chaque trajet matinal.

Dans la lumière mouvante de la torche le lieu paraissait différent, prenant presque vie… naturellement nous nous étions mis à courir. Soudain Rollover me saisit le bras en me disant « attends »

Je sortis un timide « mais ? » « tu n’entends rien ? » répondit-il. Encore plus affolé que précédemment je dressais une oreille attentive et rapidement répondit. « non… » comme si c’était le moment d’écouter le vent… mais c’était vrai, à part nos respirations, le silence avait regagné son royaume souterrain.

Le temps de le réaliser et la lumière s’était allumée, nous laissant au milieu du couloir la torche à la main avec des airs de bête traquée…

Nous étions au milieu d’un couloir dont l’issue était bloquée par une grille. Puis La voix de la ligne 14 résonna dans les hauts-parleurs... "Le type au sac à dos noir tournez à droite pour sortir place du châtelet" Vous l'aviez deviné je suis le "type au sac à dos noir" Rollover qui m'accompagne n'a même pas de qualificatif ... l’air de rien Rollover range prestement sa loupiote. Inutile de comprendre l’alcool sans doute est la clef de cet étonnant moment vécu. D’un coup l’angoisse s’était estompée, nous étions revenus à la civilisation. Guidés par cette voix qui nous ouvrait une nouvelle issue nous rejoignions le métro normal là où la voix bienveillante n'a plus accès. Nous empruntâmes le quai de la ligne 4, perturbant sur leur terrain de jeu les rats gambadants. Seul être humain croisé à ce moment-là, un SDF coiffé d’un chapeau de cowboy cachant son visage, apparemment assoupi sur un siège. Mais à notre passage j’eus l’impression étrange qu’il souriait derrière son couvre-chef.

L’espace d’un instant je me maudis d’avoir vu trop de films basés sur l’œuvre de Stephen King. Et pourquoi pas des poubelles maudites prenant vie pour nous ôter la nôtre… pensais-je.

Nous tombâmes alors sur le grand couloir au trottoir roulant… quelques mètres étaient franchis avec le trottoir roulant que celui-ci s’arrêta. « ah non » cria Rollover comme si sa voix pouvait arrêter la suite des événements…

Un grondement de petits pas se fit entendre… et la lumière s’était éteinte…

« comme nous avons couru… » dis-je
« mais maintenant c’est fini nous sommes au bout de notre course » expliqua Rollover. Je crois avoir compris ce qui se trame ici…

(la suite au prochain épisode)

12/07/2008

12/07/08 - 00:54

sueurs nocturnes au clair de rail... 6



Je m’arrête pile. Les yeux à l’affut, j’observe les alentours. Rapidement je détecte un petit coin où je me cache. Je pense à Alien et au souffle de la bête. Comme j’aimerais une épaule solide contre laquelle me blottir. N’y a-t-il aucun homme ici ? Si… moi… Personne d’autre ??? personne… bon va falloir se résigner…

Le temps de se remonter le moral, euh d’évaluer la situation et me voilà accroupi à ouvrir mon fameux sac noir… j’y trouve une petite trousse verte à l’air apparemment banal. Tel un super héros, j’ai moi aussi une arme secrète… que je ne sors que dans l’intimité...

J’extrais de la trousse un étrange stylo assez volumineux. J’ôte le capuchon et y applique un mystérieux embout que je décapuchonne aussi.
Armé de ce mystérieux instrument porté tel un javelot je me rapproche avec prudence du centre de la pièce. Derrière la pile de livres qui me cache à la vue de la bête gluante je m’apprête à frapper.

On s’agite derrière, avec frénésie des pages de livres sont tournées.
J’avise un petit passage où je me glisse. Va falloir que je fasse plus de piscine…

La bête semble plus petite que prévu. Le sol n’est pas recouvert de sa bave luisante et collante. Son corps est couvert d’une tunique marron à capuche. Et la morphologie que je discerne ressemble étrangement à un être humain.

Je me sens à l’étroit dans cet espace réduit, j’ai peur de respirer. Après quelques minutes enfin mon bras se lève le pouce prêt à appuyer sur le bouton poussoir.

Mon bras s’abat implacable vers le but. La bête n’a rien senti. Ma bouche s’éclaire déjà d’un sourire victorieux. Mais à peine ai-je démarré qu’une main bloqua la descente inévitable de mon bras.

En une fraction de seconde la bête s’était retournée et le visage de Rollover me faisait face. Souriant mais légèrement tendu.

Mais t’es taré ? vouloir m’injecter une si forte dose d’insuline, tu voulais me tuer ou quoi ?

Mon bras retomba et tout penaud je dis « je croyais que tu avais été capturé par une bête, tu ne répondais pas à mes appels… j’ai donc utilisé mon arme fatale… »

« ah oui ? tu voulais faire de moi une nouvelle Sunny Von Bulow ? » A travers son ironie je ressentais un soulagement nous étions à nouveau réunis. Il retira de mes mains le stylo injecteur et après l’avoir posé soigneusement me serra dans ses bras. « J’étais si inquiet mais pourquoi es-tu parti sans rien dire comme ça ? » sans m’en rendre compte je répétais les paroles de mes parents lors de mon enfance.

(la suite au prochain épisode)

11/07/2008

03/07/2008

03/07/08 - 21:10

Un peu de patience demandée ;-)

Suite à une coupure d'internet (merci le degroupage total chez orange ) je peux difficilement écrire la suite des sueurs nocturnes au clair de rail même avec le t9 . Je taperai ces textes dès que je le pourrai. À bientôt