24/08/2008certains sont beaux naturellement...... et exhibent leur beauté nonchalamment comme si son exposition allait de soi. Et vous, vous faites une photo volée pour partager l'agréable vision que vous avez eu. Mais regarder n'est-ce pas se faire du mal? N'est-ce pas mesquin de voler la beauté et l'enfermer dans un appareil photo? Heureusement un ami, vous assène cette vérité: vous n'allez pas coucher avec tous les beaux mecs du monde alors pourquoi ne pas profiter de cette vision agréable pour les yeux? Construire son bonheur de petits bonheurs...
pendant les vacances les hommes se montrent...Je ne sais pas si vous avez suivi cette histoire mais la marque de matelas avait dû suspendre l'affichage de sa campagne montrant 2 hommes dormant ensemble suite à des protestations d'associations.
Je ne sais pas si l'été c'est la trève des confiseurs (à moins que le différent ait été réglé) mais j'ai vu (pour la première fois ) ces affiches dans le rer. Et j'ai pris une petite photo l'air de rien ;-)
Vous dormez comme ça vous? Ce n'est pas un peu inconfortable? ;-) film "les 3 p'tits cochons": il est des films qu'on n'ose pas proposer à n'importe qui et pourtant ...
Quand j'ai proposé à mes amis d'aller voir "Les 3 p'tits cochons" j'ai un peu hésité... Avec le titre déjà, on passe pour l'obsédé de service même si on réfute cette idée en avançant que les 3 petits cochons est un conte pour enfants...
Alors là, autant le dire tout de suite il s'agit d'un conte pour adultes... Pourtant on ne ressent pas de côté graveleux dans ce film. Le sexe y est joyeux, naturel et non pornographique.
Ce film est touchant car on peut tous s'y retrouver même si on n'est pas passé par la case mariage... 3 hommes, 3 frères confrontés à leur désir et le douloureux problème de la fidélité sans jugement du scénariste. Pour un homme un couple sans sexe est-il viable? Ces hommes sont touchants dans leur faiblesse sexuelle, et même si le sexe les gouverne ce n'est que pour mieux faire ressortir leur humanité, drôlerie, qui les rendent attachants, séduisants... Le récit est centré sur la parole de ces hommes finalement assez concise et la présentation une à une de la vie intime de chaque frère. Les femmes ne sont pas absentes, loin de là mais ce n'est pas leur vision de cette question cruciale du sexe pour les hommes qui est approfondie.
Maintenant en vrac:
Une phrase bientôt culte: "un homme marié c'est comme un livre à la bibliothèque, on peut l'emprunter mais il faut toujours le remettre à sa place"
On aime aussi leur petit accent et les mots québécois qu'on ne connait pas.
Quand on parle d'homme séduisant je pense en particulier (les autres frères ont chacun un charme qui leur est propre) à Guillaume Lemay-Thivierge (on a bien envie d'apprendre le Taekwondo d'un coup (il est prof de Taekwondo dans le film!) ;-) )
3 images tirées du film:
vous n'aimez pas les mecs à lunettes? vous avez tort ;-)
Finalement on devrait proposer ce type de film à presque n'importe qui, tellement il est frais, drôle et touchant. 08/08/2008sueurs nocturnes au clair de rail... 10: Epilogue :
Je suis repassé depuis, maintes fois dans les couloirs du métro à châtelet et malgré mes efforts je n’ai jamais pu retrouver la petite porte qui nous avait conduit dans le monde de l’oubli. Pourtant, parfois quand je tends l’oreille il me semble entendre, l’espace d’un instant, la mélancolique mélodie du SDF, perdue au milieu du brouhaha de la station. sueurs nocturnes au clair de rail... 9
la porte se referma violemment derrière Rollover nous laissant dans le noir total. Un désespoir profond s’insinua insidieusement en moi. Je me sentis alors seul et nu, comme abandonné. J’avais l’impression de m’affaisser au sol mais mes jambes me portaient toujours. Se refermer, s’isoler du monde, se protéger vite, ne pas se laisser emporter par cette sensation de pesanteur extrême. S’accrocher au rocher, attendre le passage des vagues violentes qui me brisent. Pourtant je suis, j’existe encore, je sens mes doigts qui touchent mes bras. Pourquoi cette déprime soudaine ? Pourquoi l’avenir semble s’altérer, ne plus exister ? Seul l’instant présent retient mon attention, un présent immuable, figé dans lequel je me minéralise. Je n’y arriverai pas, ce n’est pas possible, ne plus bouger, s’endormir d’un sommeil semblable à la mort, pour renaître ensuite ? Suis-je une plante qui se prépare à l’hiver ? Mais quelque chose heurta mon dos ce contact et freina ma lente descente dans l’accablement. Les doigts s’accrochèrent à mon dos comme pour en tirer de la force. Et une petite lumière vint nous éclairer, la petite loupiote vaillante de Rollover nous apportait un peu de réconfort… Nos yeux se nourrirent à son aura lumineuse et magique. Elle dissipa nos doutes, nos craintes. La brume de nos cerveaux fut remplacée par celle de la pièce où on n’y voyait goutte. Nous étions perdus dans un brouillard ténu. Nos yeux se posèrent sur le sol. Nous étions sur un chemin étroit, battu par des vaguelettes, se perdant en ligne droite dans le brouillard. On ne voyait plus la petite porte qui nous avait permis d’accéder à cette salle. Le brouillard s’illuminait par moments de couleurs passées. Nos lèvres restaient closes mais nos yeux nous permettaient de nous comprendre. Le bruit du vent qui soufflait portait parfois des cris qu’on aurait dit humains résonnant dans la salle aux dimensions qu’on imaginait gigantesque à l’écho répercuté sur les parois. La main de Rollover dans mon dos me pressa d’avancer sur le chemin. Nous entrâmes dans la brume. Celle-ci s’éleva après quelques pas. De la brume restèrent des formes brumeuses qui se mouvaient autour de nous au-dessus de l’eau. Seul le clapotis de l’eau contre le chemin nous rassérénait un peu. Au moins on savait ce que c’était.
Bientôt nous arrivâmes au centre de la pièce. Le plafond très haut était arrondi et à son centre un trou lumineux laissait s’échapper des brumes aux formes variées. Et au sol, au bout du chemin, à la verticale du trou dans le plafond, une torche éteinte semblable à une torche olympique. Les brumes passèrent bientôt sur le chemin, nous les traversions sans problème. Parfois la torche s’allumait l’espace d’un instant. D’autres fois, des portes semblaient s’ouvrir dans les parois et aspirer les brumes. Nous n’éprouvions plus vraiment de crainte malgré l’étrangeté du lieu. Il devenait clair que sur cette surface liquide calme s’échouaient les objets, les idées, et peut-être les souvenirs d’êtres humains pris dans la tourmente de l’oubli. Mais si c’était vrai, dans ces salles au coeur de l’oubli, dans la nuit noire, préservés du regard des hommes, ils attendaient un regain d’intérêt pour reprendre consistance, couleur et forme. C’est sans doute pour ça que le lieu était apaisant. Une sorte de momification des idées en attendant des jours meilleurs. L’idée de la momification me fit frissonner et Rollover perçut mon désarroi. Ces yeux disaient « avance jusqu’à la torche, là est notre salut ». Plus nous avancions, plus les brumes se trouvaient en travers de notre route, formant bientôt un barrage cotonneux moins aisé à pénétrer. Mais nous arrivâmes néanmoins au bout du chemin. Les yeux de Rollover brillaient d’une intense réflexion qui ne semblait pas aboutir. Les miens dirent « pour ne pas être oubliés nous ne devons pas non plus oublier les autres. Pour allumer la torche qui nous fera quitter le monde de l’oubli nous devons nous-même penser à quelqu’un. » Ma main toucha la torche et je me mis à penser très fort à quelqu’un. Rollover fit de même et la torche s’alluma, nous entraînant dans un tourbillon de chaleur vers l’ouverture dans le plafond.
Nous nous retrouvâmes, combien de temps après je ne sais, assis sur des sièges du métro. « Messieurs, réveillez-vous ! le métro ferme ses portes. » A la main nous tenions des bouteilles de vin et une forte odeur d’alcool nous agressait les narines. Nous nous levâmes quand nous vîmes le SDF sur le quai d’en face nous saluer en souriant. Nous voulûmes le montrer à l’agent qui bien sûr ne le vit pas. Il nous reconduisit jusqu’à la sortie, sains et saufs. Nous devions maintenant prendre les bus de nuit mais c’est une autre histoire.
04/08/2008internet revenu à la maisonHello, depuis le 25 juin je n'avais plus de connexion (merci Orange en dégroupage total) après de multiples appels au service technique... des renvois de service en service voilà qu'internet est revenu... ça a été tellement long qu'on dirait que c'est magique... (j'ironise bien sûr...) Moins magique le temps encore à passer pour se faire rembourser... En bref satisfaction client proche du 0...  |
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